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France | « Nous avons besoin des Russes, et ils ont besoin de nous… »

Toute honte imbue d’elle même, Nicolas le petit est sorti de sa retraite d’ancien grand président. Par media interposés, il nous livre ses oracles sur la politique nationale et internationale. Ce grand timonier de l’action y fait un procès en procrastination de la plupart de ceux aux responsabilités politiques, qu’ils furent des opposants politiques ou bien ses alliés. Et puis à l’international, le titre de cet article…

La phrase est ambigüe, compte tenu de la longue histoire commune entre la France et la Russie, ces deux pays à la culture si proche. On aurait envie de lui donner raison, mais de quels Russes nous parle t’il?

La même semaine, on apprenait qu’une cour de justice de Moscou ordonnait la dissolution et la fermeture du « Centre Sakharov », un des plus ancien groupe en faveur des droits de l’homme, et des libertés civiles. Il fut ouvert en 1996 en l’honneur d’Andrei Sakharov, une icône de la lutte contre la dictature communiste Soviétique, et prix Nobel de la paix en 1975.

Selon l’agence Interfax, le ministère de la justice a pris sa décision contre des « violations grossières et irrémédiables de la loi ». Une exposition dédiée à Sakharov était organisée en région, alors que le centre Sakharov n’y est pas présent légalement. (Article du Moscow Times ci-dessous). C’était l’un des derniers, sinon le dernier espace de liberté dédié aux droits de l’homme en Russie. Tout un symbole.

Oui nous avons besoin des Russes qui animaient le centre Sakharov, tout comme nous avons besoin de Vladimir Kara Murza, Illya Iachine, Alexeï Navalny, et de nombreux autres anonymes qui risquent leur vie en prison pour avoir osé défier le pouvoir criminel maffieux sur le sol Russe. Nous avons besoin de Dmitri Muratov et sa bande de journalistes qui continuent à braver les interdits pour faire du journalisme honnête. Nous avons besoin des centaines de millers de Russes qui se sont exilés face à la déferlante fasciste, au risque de terminer dans une tranchée sur le front Ukrainien, contre des frères Slaves qui ne leur ont rien fait. Nous avons aussi besoin que le peuple Russe tout entier se réveille pour sortir de cette torpeur morbide qui plonge le monde dans le chaos… et ils ont besoin de nous pour les mêmes raisons.

Hélas, ce n’était pas le sens du propos de Sarkosy. De bon gré ou mal gré, il propose aux Ukrainiens de renoncer au droit à disposer d’eux mêmes, et de céder leur territoire face à l’envahisseur Russe. De fait, Il s’est rangé du coté des criminels de guerre et de leur chef pathétique, au nom de la « realpolitik »…. Sarkosy n’est plus en charge depuis longtemps, aurait il encore du mal à l’accepter?

VDS

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