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Absurdistan | Dans ce pays imaginaire, il était une fois, un roi qui rêvait de prix Nobel

Vous n’avez peut-être jamais entendu parler de Gourbangouly Berdymoukhamedov, ne vous en inquiétez pas, c’est normal. Il s’agît du président et dictateur d’un des pays les plus fermés au monde, le Turkménistan. Il a succédé au Turkmenbashi (chef et guide spirituel des Turkmènes) Niazhof, un être supérieur et poète immortel… mort bêtement d’une crise cardiaque le 21 Décembre 2006.

Jusqu’ici, ce pays pouvait prétendre seul au prix Nobel de l’absurde, année après année. Des leaders successifs, illuminés par des théories Staliniennes héritées de l’URSS, au service du culte leur personnalité paranoïaque et supersticieuse. Une économie gavée de CO2 (gaz et de pétrole), jusqu’à satiété du dictateur. Sa capitale, Achgabat, est recouverte de marbre blanc, ce qui flatte la pureté des nombreux portraits du dictateur.

En 2018, le dictateur Berdymoukhamedov, a pris la décision d’interdire les voitures de couleur ou noires. Il a ordonné de les saisir en fourrière. Elles étaient jugées disgracieuses le long des murs en marbre blanc de la capitale, dit autrement, pas aux goûts purs du dictateur. Ceux qui en possédaient devaient les faire repeindre en blanc, à leur frais pour les conserver, ou bien les revendre à l’étranger. Ainsi va la vie des Turkmènes, cadencée au rythme des caprices du despote.

Ce pays s’est vu parfois contester le leadership de l’absurde par le Nord Coréen Kim. Il l’est maintenant par un candidat bien plus hégémonique. Ce que personne n’avait anticipé, de la part d’une grande démocratie.

La Maison Blanche devient un hôpital psychiatrique. Personne ne sait comment maitriser son patient mégalomane le plus dangereux. Depuis un an, des troubles obsessionnels compulsifs envahissent ses pensées. Son état psychique inquiète le monde. Contrairement au leader Turkmène, la couleur des voitures ne l’indispose pas, « il veut juste un bout de glace », de l’or noir et de l’or. Beaucoup d’or.

Le culte de sa personne est tel, qu’il veuille chaque jour, faire la une de tous les media que compte la planète. Avoir son nom en lettres d’or sur tout objet de prestige. Ce nouveau « guide suprême de la révolution ilibérale » est né le jour du drapeau Américain, un véritable signe du destin. Sa grandeur n’a pas digéré de ne pas avoir reçu le prix Nobel de la paix, malgré ses demandes insistantes. C’est bien plus qu’un affront ou une simple blessure narcissique, c’est un vrai trauma! Vous rendez vous compte? Le prix fut attribué à Barack Obama lors de sa présidence.

Gianni Infantino, le président de la Fédération de football a créé un prix de la paix du foot spécialement pour lui, la chef de l’opposition Vénézuélienne lui a donné la médaille de son prix Nobel, mais rien n’y fait… Le comité Norvégien s’obstine, et ne veut toujours pas le reconnaître, quelle humiliation!

Puisque c’est ainsi, plus rien ne l’oblige à « penser uniquement à la paix », ni au Groënland, ni ailleurs. Ils l’auront bien cherché… Et d’abord, il veut voir le titre de propriété des Danois, non mais!… Quand aux Européens, solidaires cette fois, ils doivent être punis: « Tariffs » pour tout le monde, et plus vite que ça!… enfin, peut-être pas.

Ce grand frustré du prix Nobel n’a de limites que « celles que sa morale lui dicte », a t’il déclaré. Il vient d’initier un « Conseil pour la paix » à Gaza, une « ONU parallèle » sous l’autorité d’un « comité Trump ». ll y exige un ticket d’entrée à un milliard de Dollars, et propose d’y inviter Poutine, le pape Léon, et de nombreux autocrates. Orban s’est dit honoré, les Hongrois devront payer l’addition. Il invite à sa guise, et menace aussi de « Tariffs à 200%», ceux qui refuseraient son invitation!…

On ne croit plus rêver, tout ça vire à une farce cauchemardesque. Les prochains sommets internationaux s’annoncent irrationnels. Combien de dirigeants démocratiques vont se laisser désunir par ses injonctions impérialistes, aussi tonitruantes que désordonnées? Le dirigeant Canadien a résumé d’une métaphore, «  si les puissances moyennes ne s’unissent pas pour rester autour de la table, elles seront au menu ». Bien dit, souhaitons que les actes qui suivront seront à la hauteur du discours.

Après la Maison Blanche, c’est le monde qu’il espère transformer en hôpital psychiatrique, dans l’indicible espoir d’y être intronisé empereur. Il s’agite beaucoup, et de tout se vante…

Mais les faits résistent à ses bobards, bien mieux que ses opposants. Son mur sur la frontière du Mexique n’est toujours pas terminé, et les Mexicains n’ont jamais rien payé. L’industrie du charbon a décliné malgré son fervent soutien lors du premier mandat. Le vent n’a pas cessé de faire tourner les éoliennes. Son ami Musk s’en est allé très vite de son gouvernement, sans livrer, ne serait ce qu’un dixième de sa promesse d’économies fédérales, si ce n’est le chaos. Ses « Tariffs » obsessionnels coutent beaucoup, d’abord aux Américains. La paix en Ukraine en 24 heures, comment dire?… Rien, ça ne l’intéresse plus.

Par contre, selon les « fake news » du « New-York Times », qu’il ne manquera pas de poursuivre en justice, lui et son clan se sont enrichis de plus d’1,5 milliard de Dollars, depuis un an. Les sondages ne lui sont pas favorables. Son ami Epstein continue de distribuer des photos et des listes d’outre-tombe…

Échapper aux faits n’est qu’une question de temps. Les mensonges demandent beaucoup trop de mémoire, ou bien la dictature.

Les États-Unis d’Amérique sont en passe de ravir la place du Turkménistan, sur le pinacle de l’absurde. Ce pays d’Asie centrale avait au moins le mérite de ne pas déborder ses frontières.

VDS

Davos, le 22 Janvier 2026, une « ONU parallèle » est inaugurée, dans l’attente d’un « Nobel » de substitution

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