International | Le fascisme est redevenue une valeur revendiquée

Pendant de nombreuses années, la mondialisation était portée par un espoir de libre circulation des personnes et des biens, et de diffusion des valeurs démocratiques. Aujourd’hui on assiste à un « retour de balancier ». La nouvelle mondialisation est à la promotion de l’autoritarisme « religieux ou culturel», de nouveaux fascismes.

Partout, l’idée même de la démocratie recule. Elle est confrontée à la résurgence d’obscurs radicalismes. Nombre de dirigeants se dissimulaient sous un ersatz de régime démocratique. Ils arborent désormais leur fascisme comme un droit des peuples à disposer d’eux mêmes. Leurs peuples, aveuglés par la propagande et la peur, semblent préférer une main ferme, qui, croient ils, les protègera. Ceux, minoritaires, qui gardent les yeux ouverts et contestent la propagande, sont éliminés. Une fuite vers l’avant et la guerre…

Aux portes de l’Europe, deux dictateurs sont passés aux aveux cette semaine. Ces deux êtres inhumains partagent leur frustration, longtemps macérée, d’un empire perdu. Ils se disent victimes de l’histoire. Leur impossible avenir est le 19e siècle.

Le premier, Vladimir Poutine, fils naturel d’Ivan Le Terrible et de Staline, vient de gracier un des deux meurtriers d’Anna Politkovskaïa. Cette journaliste et «plume» du journal Russe Novaya Gazetta fût abattue en bas de chez elle en 2006, le jour de l’anniversaire du dictateur. Elle dénonçait obstinément, les crimes de guerre du régime du Kremlin. Jusqu’ici, le kremlin feignait de rechercher les commanditaires… aujourd’hui ils gracient les exécutants… donnant raison de fait, à Anna Politkovskaïa, 20 ans après!

Le second, Recep Tayyip Erdogan, marche dans les traces du premier, même génération et parcours politique comparable, de moins en moins démocratique… renforçant les excès du pouvoir présidentiel, étape par étape, au fil des ré-élections. C’est un maître de l’embrouille, un pied dans l’Otan, un autre chez leurs adversaires, quels qu’ils soient. Souhaitant un jour rejoindre l’Union Européenne, et le lendemain, ne pas trouver de mots assez durs pour la condamner. Un jour laïc, le jour suivant religieux, il vient de déclarer que le « Hamas est élu démocratiquement et que le 7 Octobre 2023 fût un jour de résistance ». Serait il sous l’influence de Mélenchon? Non, bien sûr… C’est un expert en opportunisme, un illusionniste. Il sème le trouble et en espère une bonne récolte.

Ces deux là « n’aiment pas les êtres humains »… Et quiconque les soutient, n’aime pas la démocratie.

VDS

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