L’original.
C’était il y a 70 ans. Il est mort dans un isolement et dénuement tout aussi absolu que son pouvoir, à l’age de 74 ans. Il s’était brutalement approprié le pouvoir de la dictature du prolétariat. Coté pile, il a tenu tête à Hitler, au prix de sacrifices humains inimaginables (Stalingrad, Leningrad). Ne jamais céder, reculer. Coté face, il a affamé et fait assassiner, emprisonner, déporter, empoisonner, torturer des millions de Soviétiques, jusque dans sa garde la plus rapprochée. A sa mort, un hommage lui fut rendu par un portrait géant sur la façade du 44 de la rue Pelletier à Paris (ancien siège du parti communiste Français). C’était la moindre des choses, on ne mord pas la main de son bienfaiteur.
Son spectre.
Il est né quelques mois seulement avant la mort du premier, a grandi dans les ruines de Leningrad ou il s’est forgé brutalité et dévotion aux victoires passées. Cet espion fourbe est un pur produit du KGB, héritier du sinistre NKVD de Beria. Il a pillé les ressources issues de la déconfiture de la dictature du prolétariat, et se présente maintenant dans ses nouveaux habits de l’orthodoxie. Sa motivation, l’argent. Sa méthode, le mensonge, la propagande et la brutalité. Il fait assassiner, empoisonner, emprisonner, déporter, torturer. Les Ukrainiens et les Russes meurent par centaines de milliers, en une année. Ne jamais céder, reculer. Il est proche d’atteindre l’isolement de son maître, seule sa fin n’est pas écrite… Et à Paris, les héritiers de ceux qui ont rendu hommage au premier on bien du mal à condamner le second… pour les mêmes raisons.
VDS
Images d’archives, 1953. https://www.cinearchives.org/Catalogue-d-exploitation-494-195-0-0.html
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