En 1953, le couronnement d’Elisabeth 2 fût le premier évènement filmé et retransmis en direct dans plusieurs pays d’Europe. Trois années plus tard seulement, avait lieu en Suisse le premier concours Européen de la chanson, retransmis en direct dans chacun des 7 pays y participant. On connaît la suite…
Certes, les couronnements sont rares, et seul le Britannique est digne d’un intérêt planétaire. La longévité exceptionnelle de la Reine d’Angleterre nous aura tenu en haleine, 70ans. On a beau avoir coupé la tête de Louis XVI et de sa Marie-Antoinette, les fastes surannés d’un couronnement Anglais réveillent chez nous une jalousie coupable. Heureusement, les concours de l’Eurovision ont su tromper l’attente, d’année en année.
Charles avait mis les petits plats dans les grands, le théâtre du couronnement datait du temps de Shakespeare, mâtiné d’une esthétique digne du grand concours de la chanson, par anticipation. Des costumes bariolés, mal assortis et très peu fonctionnels… des couronnes sans proportions pour les têtes qui les supportent… quelle esthétique! Il ne manquait que les jeux de lumières!
La photo officielle de Charles est un pur chef d’oeuvre. Accoutré, tel un dindon androgyne, le sceptre dans une main, l’autre soutenant une boule planétaire surmontée d’une croix. Quand on pense qu’il sert encore de roi à 15 pays de part le monde, ça laisse rêveur. Une question me vient à l’esprit, qui va avoir l’obligation d’un tel portrait dans son bureau?… c’est dur!
Le couronnement Britannique est d’une désarmante désuétude, un moment suspendu ou il convient de ne penser à rien. Seul le concours de l’Eurovision peut rivaliser. L’année 2023 fera date, les deux évènements ont eu lieu à quelques jours d’intervalles, un bonheur plus rare qu’une éclipse du soleil!
VDS
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